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	<title>Romans contemporains - Chapeau melon et livres en cuir</title>
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	<description>La littérature sous toutes ses formes</description>
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	<title>Romans contemporains - Chapeau melon et livres en cuir</title>
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		<title>Une bouche sans personne de Gilles Marchand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jun 2018 21:11:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De sa lèvre inférieure au tréfonds de sa chemise, le narrateur a une cicatrice qu&#8217;il dissimule sous une écharpe. Le jour, il est comptable au sein d&#8217;une entreprise et, isolé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/une-bouche-sans-personne.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1348 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/une-bouche-sans-personne.jpg" alt="" width="190" height="276" /></a><strong>De sa lèvre inférieure au tréfonds de sa chemise, le narrateur a une cicatrice qu&rsquo;il dissimule sous une écharpe. Le jour, il est comptable au sein d&rsquo;une entreprise et, isolé dans son bureau, il compte et recompte des colonnes de chiffres. Le soir, il retrouve Sam, Thomas et Lisa au café. Au fil des années, ses compagnons de comptoir sont devenus des amis. Pourtant, jamais il ne s&rsquo;est confié à eux. Mais un jour il décide d&rsquo;ôter le cadenas de son armoire à souvenirs&#8230;</strong></p>
<p><em>« J&rsquo;ai un poème et une cicatrice »</em>. Ainsi débute (joliment) le premier roman solo de Gilles Marchand, le second que je lis après <em>Un funambule sur le sable. </em>Ce dernier a été un gros coup de coeur et je craignais d&rsquo;être déçue par <em>Une bouche sans personne</em>. Mais cela n&rsquo;a pas du tout été le cas, au contraire. J&rsquo;ai retrouvé <strong>la même fantaisie en dépit de thèmes forts</strong> &#8211; ici, la solitude, le poids de l&rsquo;Histoire, la mort &#8211; mais aussi des thèmes similaires comme l&rsquo;amitié et la différence.</p>
<p>Un jour, l&rsquo;écharpe du narrateur se tache alors qu&rsquo;il buvait son café, révélant ainsi à ses amis une partie de la cicatrice qu&rsquo;il s&rsquo;évertue tant à cacher. C&rsquo;est cet incident qui va le conduire à dévoiler son histoire, soir après soir, en commençant par raconter des souvenirs de son grand-père tant aimé, Pierre-Jean. D&rsquo;abord destinée à ses amis, celle-ci finit par être un rendez-vous attendu par tout le quartier, tant le public dans le café grossit au fur et à mesure. Mais la fin, la révélation de ce drame à l&rsquo;origine de tout, c&rsquo;est à Thomas, Sam, et la belle Lisa, dont il est secrètement amoureux, qu&rsquo;il la réserve.</p>
<p>Il y a <strong>tellement de choses décalées, fantaisistes, surréalistes</strong> dans ce roman que c&rsquo;est un bonheur de voir où Gilles Marchand va nous conduire et quels arrangements fait le narrateur avec la réalité. On peut citer par exemple les poubelles qui s&rsquo;entassent dans son immeuble, suite au décès de la concierge, à tel point qu&rsquo;on est obligé d&rsquo;y creuser un tunnel afin de permettre aux habitants de le traverser. Ou Sam qui reçoit des lettres de ses parents alors que ceux-ci sont enterrés depuis longtemps. Ou enfin Thomas, qui a du mal à se remettre de la mort de ses enfants alors qu&rsquo;il n&rsquo;en a jamais eus.</p>
<p>Un autre coup de coeur donc et <strong>un roman à lire absolument.</strong> Bonne lecture !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un ami à qui vous voulez du bien !</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Si dans quelques heures on parlera de mon collègue au passé, ma boulangère, comme toutes les boulangères, reste fidèle au seul temps qu&rsquo;elle connaît : le futur. « Et avec ça vous prendrez », « ça vous fera cinq francs ». Quelle est la règle et d&rsquo;où vient cette exception de conjugaison, ce privilège autorisant les boulangères à ne jamais utiliser le présent et à bénéficier d&rsquo;une quasi-exclusivité sur le futur ?
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Gilles Marchand a écrit une première version d&rsquo;Une bouche sans personne il y a 10 ans, qui était rangée au fond d&rsquo;un tiroir.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié aux éditions Aux Forges de Vulcain, 260 pages, 17 € et en poche aux éditions Points, 7,40 €.</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Sentinelle de la pluie de Tatiana de Rosnay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Jun 2018 20:30:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sentinelle de la pluie : c&#8217;est le (joli) titre du nouveau roman de Tatiana de Rosnay, paru en mars dernier aux éditions Héloïse d&#8217;Ormesson. Quand Linden débarque à Paris pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/sentinelle-de-la-pluie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1185 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/sentinelle-de-la-pluie.jpg" alt="" width="186" height="271" /></a><strong><em>Sentinelle de la pluie</em> : c&rsquo;est le (joli) titre du nouveau roman de Tatiana de Rosnay, paru en mars dernier aux éditions Héloïse d&rsquo;Ormesson. Quand Linden débarque à Paris pour fêter les 70 ans de son père, il pleut à verse depuis quelques jours. Pas de quoi (trop) inquiéter le jeune homme. Pourtant, la Seine n&rsquo;a pas dit son dernier mot&#8230; Et alors que l&rsquo;eau va </strong><b>envahir la Ville Lumière, les secrets de la famille Malegarde, jusque-là enfouis avec soin et conservés bien au chaud, sont sur le point de céder&#8230;</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux ans après <a href="http://www.livresencuir.com/daphne-for-ever/"><em>Manderley for ever</em></a>, la formidable biographie de Daphné du Maurier (si vous ne l&rsquo;avez pas encore lu, courez vous la procurer !), Tatiana de Rosnay revient avec <em>Sentinelle de la pluie</em>, qui <strong>réunit plusieurs thèmes qui lui sont chers </strong>: les secrets de famille, le poids du lieu (ici, Paris sous les eaux), la nature, l&rsquo;homosexualité&#8230;</p>
<p>Linden Malegarde vit depuis plusieurs années à San Francisco avec Sacha, l&rsquo;homme qu&rsquo;il aime. Photographe mondialement reconnu, il voyage dans le monde entier pour exercer son métier. Juste avant de quitter New York où il a réalisé toute une série de clichés, il a contacté sa mère, Lauren et sa soeur Tilia, suite à un mail de l&rsquo;hôtel l&rsquo;avertissant de la crue de la Seine. Leur réponse a été unanime : on maintient le week-end qu&rsquo;on a mis tant de temps à organiser ! Il faut dire que les occasions de se réunir sont rares : les parents de Linden vivent dans la Drôme, où Paul, son père, est <strong>un arboriste de renom</strong> quand Tilla, sa soeur, habite Londres avec sa fille et son second mari et essaie de se faire connaître en tant qu&rsquo;artiste peintre. Paris, situé à l&rsquo;épicentre de ces différents lieux de vie, a été choisi comme point de ralliement. Pour Linden, la ville a une résonance particulière : c&rsquo;est là qu&rsquo;il a passé une dizaine d&rsquo;années, alors jeune étudiant, et qu&rsquo;il est devenu qui il est aujourd&rsquo;hui. Malheureusement dès leur arrivée dans la capitale française, <strong>rien ne se passe comme prévu</strong> : le premier dîner en famille est annulé à cause des pluies diluviennes et le Paul arrive très fatigué. Puis c&rsquo;est sa mère qui tombe malade&#8230; Au fur et à mesure de la montée des eaux de la Seine, <strong>Linden va devoir faire face à son passé et aux secrets qui tombent petit à petit, comme des pièces de domino&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1201" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie.jpg" alt="" width="1000" height="750" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie.jpg 1000w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie-300x225.jpg 300w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie-768x576.jpg 768w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/06/dedicace-sentinelle-de-la-pluie-510x382.jpg 510w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans <em>Sentinelle de la pluie</em>, Tatiana de Rosnay démontre une nouvelle fois <strong>ses talents de conteuse</strong>. Le roman, une fois entamé, ne se lâche plus. <strong>On est embarqué dans cette histoire de famille</strong> qui aborde des thématiques particulièrement sensibles comme l&rsquo;acceptation de soi (à ce propos, Tatiana de Rosnay semble prendre un malin plaisir à nous faire croire que Sacha, prénom mixte, pourrait être une femme : histoire aussi de montrer en quoi les relations hétérosexuelles et homosexuelles sont avant tout des histoires d&rsquo;amour.) <strong>La description de Paris sous les eaux est précise, minutieuse, et assez bluffante.</strong><br />
J&rsquo;ai aussi particulièrement aimé en apprendre plus sur le métier d&rsquo;arboriste et sur la puissance des arbres : depuis il n&rsquo;est pas rare que je veuille câliner un arbre : et cela fait réellement du bien !</p>
<p><strong>Un roman très bien écrit et très agréable à lire !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un.e amoureux.se de Paris. La capitale prend un tout autre visage sous la plume de Tatiana de Rosnay !</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Ils atteignent le carrefour rue de Lourmel-avenue Emile-Zola où de longues langues liquides viennent lécher le pavé. Des bateaux attendent sous la bruine. Des trottoirs en bois s&rsquo;élèvent au-dessus de l&rsquo;eau, s&rsquo;étirant de chaque côté de la rue de Lourmel. Dans le canot à rames, Linden salue Monique et Franck, qui appartiennent aussi à la cellule de crise de la mairie. Il sort son Leica&#8230;
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Tatiana de Rosnay a écrit ce roman en anglais. C&rsquo;est la traductrice Anouk Neuhoff qui l&rsquo;a ensuite brillamment retranscrit en français.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié aux éditions Héloïse d&rsquo;Ormesson, 365 pages, 22 €.</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Le Fil des souvenirs de Victoria Hislop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 May 2018 20:06:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Thessalonique, 1917. Dans la deuxième ville de Grèce, par une chaude journée d&#8217;été, Olga donne naissance à un fils, Dimitris. Le même jour, un terrible incendie d&#8217;origine accidentelle ravage la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/05/Le-fil-des-souvenirs.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-938 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/05/Le-fil-des-souvenirs.jpeg" alt="" width="190" height="294" /></a>Thessalonique, 1917. Dans la deuxième ville de Grèce, par une chaude journée d&rsquo;été, Olga donne naissance à un fils, Dimitris. Le même jour, un terrible incendie d&rsquo;origine accidentelle ravage la cité où chrétiens, juifs et musulmans vivaient en harmonie. Cinq ans plus tard, à Smyrne en Turquie (aujourd’hui Izmir, le second plus grand port du pays), la jeune Katerina est arrachée à sa mère lors de la fuite suite à l&rsquo;invasion turque. Elle embarque seule sur un bateau qui la mènera vers une destination inconnue&#8230;</strong></p>
<p><em>Le Fil des souvenirs</em> est un roman de l&rsquo;Anglaise Victoria Hislop paru en France en 2013 aux Editions Les Escales, après une première publication en Grande-Bretagne en 2011 sous le titre <em>The Thread</em>. Situé à Thessalonique, il suit une dizaine de personnages pendant une <strong>période particulièrement trouble de l&rsquo;histoire de la ville</strong>, entre l&rsquo;incendie de 1917 jusqu&rsquo;au tremblement de terre de 1978, sans oublier la rafle des 50 000 Juifs (on estime à 98 % la part de la communauté qui ne reviendra pas des camps de concentration), la longue Résistance, les changements politiques&#8230;. Déchirée par les guerres, les révolutions et la haine, <strong>Thessalonique a su rester debout malgré les drames</strong>.</p>
<p>Après avoir perdu sa mère et sa sœur lors de l&rsquo;exil de Smyrne, Katerina, recueillie par la dévouée Eugenia, déjà mère de jumelles, débarque à Thessalonique en espérant retrouver la trace de sa famille. Dans la partie haute de la ville où on leur attribue par chance une maison, Katerina, Eugenia et ses filles font connaissance avec leurs voisins, la famille Moreno &#8211; Saul, Roza, Elias et Isaac &#8211; qui fait partie des tailleurs les plus réputés de la ville, et Olga et Dimitris Komninos, réfugiés dans ce quartier populaire pendant la reconstruction de leur immense demeure. Trois familles dont les <strong>destins seront irrémédiablement liés</strong>&#8230;</p>
<p>Mêlant avec brio<strong> saga familiale et Histoire avec un grand H</strong>, <em>Le Fil des souvenirs</em> s&rsquo;appuie également sur une galerie de personnages très attachants et un style simple, sans fioritures, mais d&rsquo;une grande efficacité. Les parties historiques sont si bien documentées que c&rsquo;en est bluffant ! Enfin, j&rsquo;ai particulièrement aimé le « fil » rouge (c&rsquo;est le cas de le dire), tout au long du roman, sur la broderie et la couture, le tissu&#8230; Une harmonie est ainsi subtilement créée dans le texte.<br />
Pour moi, un formidable roman qui se dévore, à mettre entre toutes les mains !</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un amateur de sagas historiques.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Mai 1917 : Derrière le pâle voile de brume, la mer scintillait. Sur terre, la ville la plus animée et cosmopolite de Grèce vaquait à ses occupations. Thessalonique offrait une variété culturelle éblouissante. La population se composait en parts presque égales de chrétiens, de musulmans et de juifs, qui coexistaient et se complétaient tels les fils tissés d&rsquo;un tapis oriental. Cinq ans plus tôt, Thessalonique avait quitté le giron de l&rsquo;Empire ottoman pour entrer dans celui de la Grèce, ce qui ne l&#8217;empêchait pas de rester le royaume de la diversité et de la tolérance.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Victoria Hislop est tombée amoureuse de la Grèce lorsqu&rsquo;elle était adolescente, à l&rsquo;occasion d&rsquo;un voyage avec sa mère et sa sœur, d&rsquo;abord à Athènes puis dans les Cyclades. Depuis, elle a voyagé dans ce pays plus d&rsquo;une centaine de fois et a acheté une maison en Crète il y a quelques années, dans laquelle elle réside une partie de l&rsquo;année.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié aux éditions Les Escales, 576 pages, 22,50 €, et au Livre de Poche, 8,70 €.</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Etre ici est une splendeur de Marie Darrieussecq</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2018 13:20:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En page d'accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marie Darrieussecq signe un récit enchanteur sur la courte vie de la peintre allemande Paula Modersohn-Becker. Et rend un vibrant hommage à une oeuvre majeure du XXe siècle. Paula Modersohn-Becker était [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/04/etre-ici-est-une-splendeur.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-728 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/04/etre-ici-est-une-splendeur.jpg" alt="" width="211" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/04/etre-ici-est-une-splendeur.jpg 211w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2018/04/etre-ici-est-une-splendeur-206x300.jpg 206w" sizes="(max-width: 211px) 100vw, 211px" /></a><strong>Marie Darrieussecq signe un récit enchanteur sur la courte vie de la peintre allemande Paula Modersohn-Becker. Et rend un vibrant hommage à une oeuvre majeure du XXe siècle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Paula Modersohn-Becker était une jeune peintre allemande, amie du poète Rainer Maria Rilke et épouse du peintre Otto Modersohn, qui a vécu à la fin du XIX siècle et au début du XXe, et dont la vie a tragiquement pris fin à seulement 31 ans. Peindre occupait tout son temps, tout son esprit. Nécessitait tous les éloignements. Elle a fait de nombreux séjours à Paris, seule, elle qui aimait tant Gauguin et Matisse. Elle avait besoin de prendre part au bouillonnement artistique de la capitale française. Elle était d&rsquo;une modernité folle : ses portraits de femmes, sans ombre ni perspective, possèdent une vérité et une présence rarement vues jusque là. C&rsquo;est ainsi la première peintre à s&rsquo;être représentée enceinte. Marie Darrieussecq a un jour un « coup de cœur absolu » pour une oeuvre de l&rsquo;artiste qu&rsquo;elle découvre par hasard. A partir de là, elle se documente sur elle, épluche son journal, sa correspondance, notamment avec Rilke, les ouvrages parus en Allemagne&#8230; Elle raconte Paula au présent, décrit ses toiles, sa caractère spontané.  Le résultat est un court livre qui emporte le lecteur dès les premières pages, et qui donne envie de découvrir le travail de cette artiste tellement en avance sur son temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un amateur d&rsquo;art évidemment.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Dans la famille Becker, tout le monde s&rsquo;écrit beaucoup. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a des centaines de lettres de Paula, en plus de son journal et de son <em>album</em> de jeune fille. Paula est la troisième de la fratrie Becker. Ils sont six, il y a eu un septième frère mort petit. Le père, la mère, les oncles, les tantes, les frères, les sœurs, tous s’écrivent dès qu&rsquo;ils s&rsquo;éloignent, c&rsquo;est un devoir familial, c&rsquo;est un rituel, c&rsquo;est une preuve d&rsquo;amour.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Marie Darrieussecq a découvert l&rsquo;existence de Paula en 2010 à travers un mail pour un colloque de psychanalyse (!) qui était illustré par une oeuvre de l&rsquo;artiste.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié chez P.O.L, 160 pages, 15 €, et en poche chez Folio, 6 €.</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>La fille du train de Paula Hawkins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2015 17:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En page d'accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[littérature anglaise]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier roman de Paula Hawkins, énorme succès de l’été 2015, La fille du train (The Girl on the train) est un efficace thriller situé dans la banlieue londonienne. Rachel Watson, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/11/La-fille-du-train-vignette.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-544 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/11/La-fille-du-train-vignette.jpg" alt="La fille du train paula hawkins" width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/11/La-fille-du-train-vignette.jpg 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/11/La-fille-du-train-vignette-185x300.jpg 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Premier roman de Paula Hawkins, énorme succès de l’été 2015, <em>La fille du train</em> (<em>The Girl on the train</em>) est un efficace thriller situé dans la banlieue londonienne.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rachel Watson, 33 ans, prend tous les jours les trains de 8h04 et de 17h56 pour relier la banlieue où elle vit à Londres. Chaque jour, lorsque le train s’arrête au feu, elle ne peut s’empêcher d’observer le jeune et joli couple qui a emménagé dans la maison en contrebas. À force de les regarder, elle a tout imaginé de leur vie, allant même jusqu’à leur trouver des prénoms, Jason et Jess. <strong>Le bonheur manifeste de ce couple lui semble familier</strong>, elle qui vivait à quelques numéros de là avec son ex-mari Tom, jusqu’à ce qu’il la quitte pour une autre femme avec qui il a eu un enfant. Pourtant, un matin, elle surprend « Jess » avec un autre homme que « Jason »… Bouleversée par cette vision, craignant que ce jeune couple ne s’effrite comme le sien il y a quelques années, Rachel cherche à en savoir plus. C’est alors qu’elle découvre que la jeune femme qu’elle avait nommée Jess et qui s’appelle en réalité Megan Hipwell fait la une des journaux qui signalent sa disparition. <strong>Rachel décide alors de mener l’enquête</strong>…</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières pages, on ne peut lâcher <em>La fille du train</em>. Immédiatement, on se prend d’affection pour son héroïne Rachel, femme délaissée devenue alcoolique, dont la vie rebondit lorsque Megan disparaît. On prend plaisir à suivre l<strong>es péripéties liées à sa résolution de l’enquête</strong>, à la voir enchaîner les bourdes et les mensonges. <strong>La structure sous forme de journal</strong>, et l’alternance entre les pages dédiées à Rachel et celles consacrées à Megan, plusieurs mois avant sa disparition, donnent du souffle à l’histoire. Certains personnages secondaires, comme celui de la gentille colocataire Cathy, dessinent le cadre de vie de Rachel et humanisent le récit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un peu plus de scepticisme</strong> en revanche concerne le choix manifeste de l’auteur de nous balader pendant plusieurs dizaines de pages sur des voies sans issue. Rachel vit un événement traumatisant au début du roman dont elle a oublié certains moments clés ; tout au long du récit, elle essaye de faire revenir à elle les images dont ne lui parviennent que des bribes, et c’est par miracle, à la toute fin du livre, qu’elle s’en souvient enfin. Autre exemple : elle s’interroge pendant des pages et des pages sur l’utilité d’avoir recours à l’hypnose, avant de décider finalement de ne rien faire. Malgré ces réserves, <em>La fille du train</em> est un <strong>très bon roman policier</strong>, qui nous emmène au-delà de la résolution de la disparition de Megan, et grâce auquel on passe un excellent moment.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un inconditionnel d’Agatha Christie, pour lui faire découvrir les talents de la jeune génération</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Je ne suis plus la fille que j’étais. Je ne suis plus désirable, je suis repoussante, il faut croire. Ce n’est pas seulement que j’ai pris du poids ou que mon visage est bouffi par l’alcool et le manque de sommeil ; c’est comme si les gens pouvaient lire sur moi les ravages de la vie, ils le décèlent sur mon visage, à la manière dont je me tiens, dont je me déplace.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : <em>La fille du train</em> est le premier roman de Paul Hawkins et, comble du succès, les droits d’adaptation cinématographiques ont été achetés par Steven Spielberg <em>himself </em>!</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié chez Sonatine, 381 pages, 21 €</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>In utero de Julien Blanc-Gras</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2015 13:14:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En page d'accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce journal sur la grossesse de sa compagne, Julien Blanc-Gras nous raconte, avec beaucoup d’humour, son quotidien de futur père et tout ce qui va avec : questions existentielles, angoisses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/in-utero-par-julien-blanc-gras-au-diable-vauvert-190-p-15_5408237.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-516 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/in-utero-par-julien-blanc-gras-au-diable-vauvert-190-p-15_5408237.jpg" alt="In utero Julien Blanc-Gras" width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/in-utero-par-julien-blanc-gras-au-diable-vauvert-190-p-15_5408237.jpg 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/in-utero-par-julien-blanc-gras-au-diable-vauvert-190-p-15_5408237-185x300.jpg 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans ce journal sur la grossesse de sa compagne, Julien Blanc-Gras nous raconte, avec beaucoup d’humour, son quotidien de futur père et tout ce qui va avec : questions existentielles, angoisses et grandes joies.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Julien Blanc-Gras est un écrivain-voyageur trentenaire et un journaliste freelance. Quand il ne voyage pas, il vit dans le nord-est de Paris, avec sa compagne, salariée d’une émission de télévision en vue. Un jour, La Femme (terme par lequel elle sera désignée tout au long du récit) rentre à la maison, un test de grossesse à la main. Après avoir « uriné sur un bâtonnet blanc », la nouvelle tombe : ils attendent bien un enfant. Là débute <strong>le récit, semaine après semaine, de cette aventure unique</strong>, à la fois du ventre de sa compagne qui s’arrondit et de son apprentissage à la paternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre témoigne aussi des <strong>doutes et questionnements qui assaillent le futur père</strong>, avant la naissance de son premier enfant. Julien Blanc-Gras le dit bien : lui et sa compagne forment un couple bobo, comme tout le monde, ils mangent des surgelés le soir en regardant des séries. C’est parce qu’il n’a rien d’exceptionnel, l’humour et l’autodérision mis à part, que ce témoignage de nous touche autant. Comment s’explique le désir d’enfant ? Etre père signifie-t-il renoncer à sa liberté ? Pourquoi faire un enfant dans un monde surpeuplé ? Julien Blanc-Gras mêle à cette réflexion des éléments plus triviaux, comme la question de l’accouchement en chaussettes, ou la rencontre de La Femme avec Bill Murray et Matt Damon à son dernier jour de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Écrit avec beaucoup d’humour, composé de chapitres courts, <em>In utero</em> est un <strong>petit bijou de finesse</strong>. Julien Blanc-Gras se révèle particulièrement attachant en futur père un peu paumé. On y sourit à chaque page. Un livre vraiment à ne pas manquer !</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à </strong>: Un futur papa (elle est facile…)</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				La Femme est arrivée en avance en m’annonçant qu’elle avait du retard. Elle avait fait un détour par la pharmacie pour se procurer un test de grossesse. Elle a gigoté pendant vingt minutes sur le canapé du salon (…) puis s’est ruée vers le couloir comme si sa vie en dépendant, ce qui était le cas. Elle était en retard, elle était pressée.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Julien Blanc-Gras est un globe-trotter invétéré. Ses quatre précédents romans ont pour thème les voyages.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié aux Editions Le Diable Vauvert, 190 pages, 15 €</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Victor Hugo vient de mourir de Judith Perrignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 07:23:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son dernier roman extrêmement documenté, Judith Perrignon nous offre une plongée dans ces journées fiévreuses qui ont entouré la mort de Victor Hugo. 22 mai 1885 : Après trois jours [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/Victor-Hugo.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-504 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/Victor-Hugo.png" alt="Victor Hugo vient de mourir" width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/Victor-Hugo.png 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/Victor-Hugo-185x300.png 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans son dernier roman extrêmement documenté, Judith Perrignon nous offre une plongée dans ces journées fiévreuses qui ont entouré la mort de Victor Hugo.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">22 mai 1885 : Après trois jours d’agonie, entouré des siens, Victor Hugo rend son dernier souffle. Très vite, la nouvelle quitte l’ouest de Paris, se propage comme une traînée de poudre, et atteint toute la capitale. La mort du grand poète, dramaturge, romancier et homme politique, est un événement de premier plan pour la population qui, de l’artisan au député, se sent dans son ensemble concernée. Organisation de funérailles nationales, choix de la date permettant – ou pas – aux travailleurs d’être présents, enterrement au Père Lachaise ou au Panthéon…Toutes ces questions et beaucoup d’autres secouent les Français et cristallisent les divisions à l’œuvre dans la société (bonapartistes/socialistes/anarchistes, clergé/laïques…).</p>
<p style="text-align: justify;">Le 1<sup>er</sup> juin 1885, une foule immense se presse sur la place de l’Etoile, pour espérer apercevoir le cercueil d’Hugo disposé sous l’Arc de Triomphe, lui-même paré d’un grand drap noir. Puis elle le suit plusieurs heures durant, le long d’une gigantesque procession dans la capitale. Ses proches sont là aussi, les petits-enfants Jeanne et George, inconsolables, leur mère Alice et son époux Edouard Lockroy, sans oublier les fidèles parmi les fidèles, Auguste Vacquerie et Paul Meurice.</p>
<p style="text-align: justify;">Judith Perrignon nous fait vivre, avec moult détails et références historiques, les jours troubles qui ont suivi la mort du grand homme. Elle nous emmène auprès de ceux qui, politiques, journalistes, préfet de police, ministre, ont œuvré pour faire de cet événement les funérailles du siècle. L’emploi du présent permet de donner du souffle à son récit, de prendre de la hauteur par rapport à l’Histoire. Un bémol cependant pour la prose et le ton, trop emphatique à mon goût.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un passionné de l’œuvre de l’écrivain, qui découvrira le rôle politique qu’il a également joué dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Depuis des jours, elle a vécu suspendue au récit de son agonie, depuis des années au son de sa voix, alors elle vient ou revient, se rapproche, c’est 10 centimes la biographie imprimée depuis quelques jours déjà chez Aubineau, la foule achète, comme elle arrache encore des feuilles au lierre qui déborde du jardin.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Judith Perrignon est une ancienne journaliste politique, entrée chez Libération en 1991, passé par la rubrique « Portraits », avant de quitter le journal en 2007 et de se consacrer à l’écriture.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique </strong>: <a href="http://www.editions-iconoclaste.fr/spip.php?article2106" target="_blank">Publié aux éditions L’Iconoclaste</a>, 256 pages,18 €</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Des vies parallèles de Lucy Caldwell</title>
		<link>https://www.livresencuir.com/des-vies-paralleles-de-lucy-caldwell/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 14:59:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[littérature étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[littérature irlandaise]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À travers l’histoire de Lara, sortie dévastée d’une histoire familiale complexe, Lucy Caldwell signe un beau roman sur la famille, l’amour et les vertus de l’écriture. À quoi ressemble la [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.livresencuir.com/des-vies-paralleles-de-lucy-caldwell/">Des vies parallèles de Lucy Caldwell</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.livresencuir.com">Chapeau melon et livres en cuir</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/des-vies-parallèles-vignettes.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-468 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/des-vies-parallèles-vignettes.jpg" alt="des vies parallèles Lucy Caldwell" width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/des-vies-parallèles-vignettes.jpg 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/09/des-vies-parallèles-vignettes-185x300.jpg 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À travers l’histoire de Lara, sortie dévastée d’une histoire familiale complexe, Lucy Caldwell signe un beau roman sur la famille, l’amour et les vertus de l’écriture.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À quoi ressemble la vie d’enfants cachés, non assumés, non reconnus ? Faut-il tout pardonner à ses parents ? Comment les vertus cathartiques de l’écriture se mettent-elles en marche ? Ce sont toutes ces questions et bien d’autres que la romancière Lucy Caldwell explore dans son dernier livre. Souvent retenu à Belfast pour son travail, le père de Lara et d’Alfie n’était pas très présent pour ses enfants basés à Londres. Malgré tout, ils avaient développé pour lui une admiration sans bornes. Quelle fête c’était quand il revenait les voir, toujours avec un petit cadeau pour eux ! A l’âge de 12 ans Lara apprend que son père a une autre famille, située à Belfast : voilà la raison pour laquelle il devait s’absenter si souvent ! Ce n’est pas tout : elle et son frère font partie de la famille non-officielle, celle qu’on cache, qui ne porte pas le même nom. A ces révélations, un monde s’écroule pour la jeune fille, particulièrement affectée. Peu de temps après, son père meurt dans un accident et ce n’est qu’à l’âge de 40 ans, après la mort de sa mère, que Lara Moorhouse se replonge dans cette histoire familiale qu’elle avait tenté d’enfouir au plus profond d’elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Écrit à la première personne, très maîtrisé, <em><a href="http://www.plon.fr/ouvrage/des-vies-paralleles/9782259219754" target="_blank">Des vies parallèles</a></em> est un roman intime et profond, empreint de lyrisme. Lucy Caldwell brosse un portrait émouvant et empathique de son héroïne Lara, que l’on suit dans les méandres de sa mémoire. Les souvenirs heureux de l’enfance de Lara, avant la découverte qui changera sa vie, sont particulièrement bien contés et agréables à lire. En optant pour une structure non figée, Caldwell se laisse le champ libre pour explorer d’autres types de narration et permettre au lecteur de plonger au plus près de son histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu comme <a href="http://www.livresencuir.com/dapres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-vigan/">Delphine de Vigan dans <em>D’après une histoire vraie</em></a>, Caldwell, à travers son héroïne Lara, s’interroge sur le rôle de la fiction par rapport à la biographie. « La fiction, c’est la démarche la plus magique et en même temps la plus humaine qui soit ; elle a le pouvoir de guérir, de régénérer, précisément parce qu’elle jette un pont sur nos gouffres. Nous ne saurons jamais ce que c’est d’être quelqu’un d’autre, sinon par la fiction » affirme à Lara son professeur d’écriture. Une leçon qu’a manifestement bien compris Lucy Caldwell, auteur à retenir d’un roman lumineux.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un amoureux des sagas familiales… Il risque d’être surpris !</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Curieux comme j’ai été hostile à la fiction, et pendant si longtemps. Je crois que c’est parce que mon père et ma mère se racontaient des histoires pour vivre. Ils s’étaient convaincu d’être les personnages d’une aventure héroïque, d’une grande passion, au mépris de la réalité qui était la leur. Faire une histoire de leur histoire m’a longtemps semblé entrer dans leur jeu.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Le conflit nord-irlandais tient une place importante dans le récit, sans doute parce que Lucy Caldwell, née en 1981 à Belfast, a grandi dans le chaos de ces années.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié <a href="http://www.plon.fr/catalogue/collection/feux-croises" target="_blank">chez Plon dans la collection Feux croisés</a>, 240 pages,19,90 €</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>D&#8217;après une histoire vraie de Delphine de Vigan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2015 16:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[littérature française]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec D’après une histoire vraie, paru aux éditions JC Lattès, Delphine de Vigan signe un nouveau roman déroutant et inattendu dans lequel s’entremêlent fiction et réalité, offrant ainsi une réflexion [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/daprès-une-histoire-vraie-vignette.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-442 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/daprès-une-histoire-vraie-vignette.jpg" alt="d'après une histoire vraie" width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/daprès-une-histoire-vraie-vignette.jpg 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/daprès-une-histoire-vraie-vignette-185x300.jpg 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec <em>D’après une histoire vraie</em>, <a href="http://www.editions-jclattes.fr/dapres-une-histoire-vraie-9782709648523" target="_blank">paru aux éditions JC Lattès</a>, Delphine de Vigan signe un nouveau roman déroutant et inattendu dans lequel s’entremêlent fiction et réalité, offrant ainsi une réflexion sur la littérature d’aujourd’hui.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La narratrice, Delphine, nous y raconte les deux années de son amitié avec L. – une femme dont l’identité ne dépassera jamais cette lettre à double sens. Une relation malsaine, faite de manipulation et de non-dits, qui la mènera au bord de la dépression, très loin de l’écriture : « Pendant presque trois années, je n’ai pas écrit une ligne » dit-elle ainsi en préambule. Pourtant, très vite après la parution de son dernier roman, Delphine a un nouveau projet. Rien à voir avec son précédent opus : le cataclysme qu’elle dit avoir vécu à cette occasion – les échanges très intimes et puissants avec ses lecteurs, le marathon des signatures, les prises de parole en public, véritables mises à nu – la conduit à une prise de distance sur la littérature du « vrai ». Cela ne fait aucun doute pour elle, Delphine veut revenir à la fiction. C’est sans compter la rencontre avec L….</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à ce qu’elle appelle des « effets de réel », ces éléments autobiographiques permettant d’ancrer le récit dans le « vrai » – le récit des mois qui ont suivi la parution de son dernier livre, la relation avec François (Busnel), célèbre journaliste et homme de lettres – le lecteur se croit plongé dans l’intimité de l’auteur. Il suit Delphine dans ses recherches d’un nouveau thème pour son roman, dans le départ de ses enfants de l’appartement familial, et dans sa rencontre avec L. C’est à « L. » qu’est consacré ce récit sous forme de thriller, elle et l’emprise qu’elle va exercer sur la narratrice. Cette femme blonde d’une quarantaine d’années, nègre de stars, s’invite dans la vie de Delphine, fait le vide autour d’elle avant tout s’accaparer. Y compris le sujet de son nouveau roman et sa vision de la littérature : L. n’a d’yeux que pour la littérature du « vrai », celle où l’auteur crache ses tripes, quand Delphine défend la place de la fiction aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Delphine de Vigan semble s’amuser à emmêler le faux et le vrai, la fiction et le réel, pour distiller le doute dans l’esprit du lecteur : autobiographie ou supercherie ? Surtout, derrière ce récit d’une manipulation, se dessine une réflexion sur la littérature d’aujourd’hui. Une réflexion sans doute amenée par l’immense succès de <em>Rien ne s’oppose à la nuit</em>, où elle brossait un tableau sans fard de sa mère maniaco-dépressive, qui s’est suicidée en 2008. À l’heure où de nombreux auteurs choisissent l’autofiction ou ses dérivés, quelle est la place de la fiction aujourd’hui ? N’y a-t-il de salut que pour les romans en lien direct avec le réel ?<br />
Un joli numéro d’équilibriste servi par une écriture fluide et ciselée, à ne pas manquer.</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>À offrir à</strong> : Un fan de littérature policière… Car il y a du thriller dans ce roman !</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>La citation</strong> :
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				Il est évident que cette cohabitation a permis à L. de sceller son emprise et je ne suis pas sûre de lui avoir opposé une grande résistance. J’aimerais pouvoir écrire que je me suis battue, que j’ai lutté, que j’ai tenté de m’échapper. Mais je n’ai rien d’autre à dire que ce simple constat : je m’en suis remise à L. car elle m’apparaissait comme la seule personne capable de me sortir du trou.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>L’anecdote</strong> : Delphine de Vigan a signé, en 2014, le film <em>A coup sûr</em>, passé relativement inaperçu</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong>En pratique</strong> : Publié chez JC Lattès, 479 pages, 20 €</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
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		<title>Le musée de l’innocence d’Orhan Pamuk</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Berengere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 09:50:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Romans contemporains]]></category>
		<category><![CDATA[littérature turque]]></category>
		<category><![CDATA[slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention chef d’œuvre ! Le musée de l’innocence du Turc Orhan Pamuk est le roman d’une incroyable et folle histoire d’amour, faisant presque passer Roméo et Juliette pour une bluette sans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/le-musée-de-linnocence-vignette.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class=" size-full wp-image-401 alignright" src="http://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/le-musée-de-linnocence-vignette.jpeg" alt="le musée de l'innocence " width="190" height="308" srcset="https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/le-musée-de-linnocence-vignette.jpeg 190w, https://www.livresencuir.com/wp-content/uploads/2015/08/le-musée-de-linnocence-vignette-185x300.jpeg 185w" sizes="(max-width: 190px) 100vw, 190px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Attention chef d’œuvre ! <em>Le musée de l’innocence</em> du Turc Orhan Pamuk est le roman d’une incroyable et folle histoire d’amour, faisant presque passer <em>Roméo et Juliette</em> pour une bluette sans intérêt.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Kemal est un jeune homme bien sous tous rapports, issu de la bourgeoisie stambouliote et promis à la jeune et jolie Sibel. Lorsque le roman débute, au printemps 1975 à Istanbul, les fiançailles doivent avoir lieu quelques semaines plus tard. Les préparatifs battent leur plein, Kemal et Sibel ont tout pour être heureux. C’est sans compter la rencontre fortuite entre Kemal et Füsun, une cousine éloignée dont il tombe instantanément fou amoureux. Sous le prétexte de cours de mathématiques, il lui donne rendez-vous tous les jours, mais leur relation devient rapidement intime. Pourtant, malgré la force de leurs étreintes, Kemal ne prend pas la mesure de son attachement pour la jeune femme et décide tout de même de se fiancer à Sibel, espérant conserver les deux relations intactes. Or après les fiançailles, Füsun disparaît. Commence alors pour Kemal une folle quête dans tous les recoins de sa ville, et qui prendra la forme d’une curieuse collection…</p>
<p style="text-align: justify;">Magnifique roman d’amour, <em><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/Le-musee-de-l-Innocence">Le musée de l’innocence</a></em> est aussi une plongée dans la Turquie des années 70-80. Au gré des pérégrinations du narrateur, Orhan Pamuk nous emmène à la découverte d’Istanbul, dans ses quartiers chics et plus modestes, le long du Bosphore, dans ses restaurants, ses boutiques… et dresse un vibrant hommage à sa ville tant aimée. Il nous fait partager le mode de vie des Stambouliotes et vivre avec eux les soubresauts de l’Histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Véritablement envoûtant, le roman est servi par une écriture ciselée (un grand bravo à la traduction de Valérie Gay-Aksoy) et une construction rythmée (pas moins de 83 courts chapitres !), très intelligente, avec un étonnant retournement final. Il comporte de magnifiques pages sur l’amour. C’est l’un des plus beaux romans que j’ai lus ces dernières années. À ne pas manquer !</p>
<p style="text-align: justify;"><div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p style="text-align: justify;"><strong>À offrir à</strong> : A un ami à qui vous voulez du bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La citation</strong> : 
		<div class='et_quote'>
			<div class='et_right_quote'>
				C’était le moment le plus heureux de ma vie, je ne le savais pas. Aurais-je pu préserver ce bonheur, les choses auraient-elles évolué autrement si je l’avais su ? Oui, si j’avais pu comprendre que je vivais là le moment le plus heureux de mon existence, jamais je n’aurais laissé échapper ce bonheur.
				
			</div>
			<span class='et_quote_sign'></span>
		</div>
	</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’anecdote</strong> : Orhan Pamuk – Prix Nobel de littérature 2006 – a vraiment créé à Istanbul un musée regroupant tous les objets mentionnés dans le livre ! Celui-ci a d’ailleurs reçu le Prix du musée européen 2014.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En pratique</strong> : Publié chez Gallimard, en poche chez Folio, 824 pages.</p>
<p style="text-align: justify;"></div></div></p>
<p>Cet article <a href="https://www.livresencuir.com/le-musee-de-linnocence-dorhan-pamuk/">Le musée de l’innocence d’Orhan Pamuk</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.livresencuir.com">Chapeau melon et livres en cuir</a>.</p>
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