“Bienvenue dans la splendide famille Sinclair. Chez nous, il n’y a pas de criminels. Pas de drogués. Pas de ratés. Les Sinclair sont sportifs, beaux, sveltes. Nous sommes une vieille fortune. Nos sourires sont étincelants, nos mentons carrés, nos services de fond de court agressifs. Qu’importe si les divorcent nous lacèrent le cœur au point que notre pouls se débat…”

De quoi s’agit-il ?

Nous les menteurs est un roman d’E. Lockhart paru en France en 2015 chez Gallimard Jeunesse. La famille Sinclair se réunit tous les étés à Beechwood, son île privée située à proximité de Martha’s Vineyard, autre île du Massachusetts connue pour être la résidence estivale de la jet-set et des présidents américains.  Le richissime patriarche Harris Sinclair et sa femme Tipper y accueillent chaque année leurs trois filles Carrie, Bess et Penny, toutes belles et distinguées, pour lesquelles ils ont fait construire trois superbes villas. Cadence, l’héroïne du roman, y retrouve avec joie ses cousins Johnny et Mirren, ainsi que Gat, le meilleur ami de Johnny. Tous les quatre ont le même âge et sont surnommés “les menteurs” par le reste de la famille. Promenades, baignades, délicieux repas… Les vacances sont idylliques. Pourtant, un été, tout bascule. Cadence est victime d’un dramatique accident dont elle réchappe, mais qui la laisse en partie amnésique et qui la fait par la suite souffrir d’atroces migraines. Deux ans plus tard, l’été de ses 17 ans, elle retourne à Beechwood pour tenter de démêler les fils de sa mémoire et comprendre enfin ce qui s’est passé ce jour-là.

A qui s’adresse-t-il ?

C’est un roman que l’éditeur conseille dès 13 ans mais qui me semble plus accessible à partir de 15 ans. En effet, les thèmes abordés – l’adolescence, entre insouciance et quête de maturité, la découverte du grand amour, mais aussi les secrets de famille, les non-dits, les jalousies et rancoeurs autour de l’argent, notamment – s’adressent selon moi à un public un peu plus âgé. Surtout, la fin surprenante peut dérouter les lecteurs les plus jeunes.

Pourquoi faut-il l’avoir dans sa bibliothèque ?

Pour son suspense, maîtrisé de bout en bout, la construction de l’intrigue et la fin époustouflante (rares sont les romans qui donnent envie de retourner à la première page dès la lecture achevée), l’empreinte qu’il laisse au lecteur longtemps après l’avoir refermé… Un très beau roman, attachant et marquant.

Nous les menteurs a d’ailleurs été finaliste en 2015 du Prix du meilleur roman jeunesse décerné par le magazine LIRE (finalement remporté par Les Petites Reines).