“_On avait à peine le droit d’entrer dans la chambre. C’était devenu un sanctuaire. Et puis, le premier jour du printemps (je m’en souviens comme si c’était hier), ils ont apporté cette sorte de niche de luxe avec des dentelles. Vous vous rappelez ?
_Qu’est-ce que vous croyez… J’ai tout de suite imaginé qu’ils avaient acheté un nouveau chien d’un pedigree exceptionnel, un genre d’altesse canine, devant lequel il nous faudrait faire des révérences et des génuflexions, vous pensez… avec mes rhumatismes. Je me demande encore comment nous avons pu être aussi naïfs…”

 

 

 

De quoi s’agit-il ?

La chose est un album de l’auteure Béatrice Fontanel et de l’illustratrice Alexandra Huard. Il a paru en 2011 aux éditions Sarbacane.
Scipion et Hannibal sont deux petits bouledogues, chics et érudits, mais aussi possessifs, jaloux, dépités, qui racontent comment leur vie a été complètement chamboulée, petit à petit, sans qu’ils ne voient rien arriver.
D’abord, le ventre de leur maîtresse s’est beaucoup arrondi et est devenu tellement gros qu’il n’y avait plus la place pour eux sur ses genoux. Ensuite, elle s’est mise à acheter très souvent des sorbets à la fraise – selon ses compagnons canins, aucun doute, c’était ça qui la faisait grossir ! Autre indice : elle s’installait souvent dans le parc, face aux enfants qui jetait du sable sur les deux chiens. Elle les a même relégués dans la cuisine : finie la petite chambre douillette, qu’elle a commencé à repeindre en rose, avec leur maître. Et puis un jour, les bouledogues ont vu leur maître et leur maîtresse quitter la maison précipitamment : le maître est revenu tout seul et n’arrêtait pas de passer des coups de fil. puis elle est revenue mais pas seule : avec LA CHOSE

 

 

A qui s’adresse-t-il ?

A tous à partir de 5 ans environ.

 

 

Pourquoi faut-il l’avoir dans sa bibliothèque ?

La chose est un album jubilatoire, qui aborde de façon originale – du point de vue des deux chiens ! – et décalée l’arrivée d’un enfant dans une famille. Les illustrations d’Alexandra Huard, réalisées avec la technique de la gouache, tout comme Anaïs Brunet, sont stylisées, colorées et pleines de détails. Elles servent à merveille la plume de Béatrice Fontanel.